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Les chats mangent environ 15 % de moins en été qu’en hiver, selon une étude de 2014

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Votre chat réclame plus souvent sa gamelle à l’automne ? Une étude publiée en 2014 dans PLOS ONE a suivi 38 chats pendant quatre ans : d’après ses auteurs, ils mangeaient environ 15 % de moins en été qu’en hiver.

Ces travaux ont été menés au centre de recherche de Royal Canin, à Aimargues, dans le sud de la France, par des chercheurs de la marque et de l’Université de Liverpool. Trois des cinq auteurs sont salariés de Royal Canin, qui finance par ailleurs le poste d’Alex German, dernier auteur de l’étude, à Liverpool. Les auteurs déclarent n’avoir reçu aucun financement spécifique pour ce travail.

Les 38 chats adultes, d’âges et de sexes variés, vivaient en colonie : 30 avaient accès à l’extérieur, 8 vivaient uniquement en intérieur. De janvier 2006 à décembre 2009, chacun mangeait à une station équipée d’une puce électronique, qui pesait chaque jour sa consommation de croquettes, distribuées à volonté la plupart du temps.

Un appétit plus faible de juin à août, plus élevé d’octobre à février

Les auteurs résument leurs résultats ainsi : la consommation d’été est d’environ 15 % inférieure à celle des mois d’hiver. Les moyennes mensuelles publiées dans l’étude vont de 51 à 52 g de croquettes par jour et par chat de juin à août, à 55 à 57 g d’octobre à février ; septembre se situe à 53 g.

Calculé à partir de ces moyennes, l’écart entre l’été et la période d’octobre à février est plutôt de l’ordre de 8 à 10 %. Les deux chiffres ne sont pas forcément comparables : à notre lecture, l’étude ne détaille pas la méthode qui conduit à 15 %. Dans les deux cas, le sens est le même : les chats mangent moins en été qu’en hiver. Le poids des chats, lui, n’a pas varié selon la saison.

Froid ou lumière : l’étude ne tranche pas

Pour expliquer cette variation, les auteurs avancent deux pistes : la température extérieure, car il faut plus d’énergie pour se réchauffer quand il fait froid, ou la durée du jour. Les deux évoluent ensemble au fil de l’année, si bien que l’étude ne permet pas de les distinguer.

Dans un communiqué de l’Université de Liverpool publié en 2014, Alex German compare cette tendance à celle des humains, plus enclins à manger quand il fait froid.

L’étude n’a trouvé aucun effet du type de logement, ni sur l’appétit ni sur le poids, qu’il s’agisse des 30 chats ayant accès à l’extérieur ou des 8 chats vivant uniquement en intérieur. Ce dernier groupe est toutefois trop petit pour en tirer une conclusion sur les chats d’appartement.

Chat à poil long gris, en noir et blanc, marchant dans la neige et regardant droit vers l'objectif, la queue relevée
Photo d’illustration. Dans l’étude de Liverpool, 30 des 38 chats avaient accès à l’extérieur toute l’année, dans le sud de la France. Photo : Skyler Ewing / Pexels.

Que faire à la maison ?

L’étude ne chiffre aucun ajustement de ration en hiver. Ses auteurs recommandent seulement de tenir compte de la saison et du climat quand on estime les besoins énergétiques d’un chat, et le communiqué de Liverpool invite les propriétaires à tenir compte, selon la période de l’année, de la quantité de nourriture dont leur chat a besoin pour garder un poids sain. Ces résultats viennent de chats de colonie et non de chats de particuliers : ils indiquent une tendance, pas une règle à appliquer telle quelle.

En pratique, peser régulièrement son chat et demander conseil à son vétérinaire avant de modifier la ration reste le plus sûr, surtout pour un chat d’appartement ou déjà en surpoids. Un ventre qui s’arrondit nettement ou une prise de poids visible en quelques semaines justifie un avis vétérinaire. Une perte de poids accompagnée d’une faim persistante aussi.

Sources : Serisier S., Feugier A., Delmotte S., Biourge V., German A.J., « Seasonal Variation in the Voluntary Food Intake of Domesticated Cats (Felis catus) », PLOS ONE, 23 avril 2014 (doi:10.1371/journal.pone.0096071) ; communiqué de l’Université de Liverpool, 29 mai 2014 (Cats found to eat more in the winter).

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