À retenir
- Seulement 3 % des propriétaires de chats préparent les repas maison de leur animal, selon la FACCO.
- 8 % des propriétaires de chiens font le choix de cuisiner pour leur compagnon, contre 3 % pour les chats.
- Les motivations à passer à l' alimentation maison incluent la perte de confiance envers l' alimentation industrielle et les problèmes de santé.
- Une vétérinaire nutritionniste confirme que certains propriétaires optent pour des repas faits maison pour éviter les additifs.
Environ 3 % des propriétaires de chats préparent eux-mêmes les repas de leur animal au lieu d’acheter des croquettes industrielles. Cette pratique, appelée ration ménagère, répond à des préoccupations de qualité alimentaire ou à des problèmes de santé spécifiques, mais demande de l’organisation et surtout une connaissance précise des besoins nutritionnels félin.
Chloé, 44 ans, propriétaire d’une chatte siamoise nommée Naya, a basculé vers l’alimentation maison il y a plus de deux ans. Au départ, lorsqu’elle a adopté Naya à deux mois, les croquettes de supermarché ont vite posé problème: du sang dans les selles apparaissait dès que l’animal ingérait des croquettes classiques. Après plusieurs autres soucis de santé, Chloé a compris que sa chatte était « fragile » et qu’elle devait adapter son régime alimentaire. Elle a d’abord tenté les croquettes premium et les pâtées « naturelles » du commerce, mais le budget s’envolait et Naya, malgré ses portions généreuses, miaulait constamment pour réclamer à manger. À 5 kg, son vétérinaire lui a suggéré une stratégie: ajouter des légumes à la pâtée pour augmenter le volume sans surcharger en calories. De là, Chloé s’est renseignée sur l’alimentation féline et a décidé de préparer elle-même les repas de Naya. Elle a même souscrit à un abonnement proposant des recettes adaptées à chaque animal.
Trois profils de propriétaires
Sophie Augustin, vétérinaire spécialiste en nutrition du chien et du chat, identifie trois motivations principales chez les propriétaires qui basculent à la ration ménagère: une perte de confiance envers l’alimentation industrielle au profit du « frais »; l’adaptation à une maladie de l’animal; ou l’habitude ancienne de cette pratique.
Concernant la qualité des croquettes industrielles, la vétérinaire précise qu’elles ne sont pas mauvaises en soi, à condition de choisir une bonne référence. Le marché foisonne de produits de qualités très différentes: « le prix révèle souvent la qualité du produit », note-t-elle. Les croquettes bas de gamme peuvent s’avérer « n’être pas l’idéal » à long terme pour un animal, avec des ingrédients de moindre qualité et une formulation non établie par des spécialistes – comparable à une alimentation humaine basée sur les chips ou les plats préparés.
Une composition précise, pas improvisée
Le régime actuel de Naya associe des croquettes et une pâtée maison composée de légumes cuits, de viande ou de poisson, d’un peu d’huile de colza, le tout mixé. Chloé ajoute une poudre de complément alimentaire pour garantir une alimentation complète. Naya consomme du brocoli, du poulet, du saumon, des courgettes et des choux de Bruxelles – légumes qu’elle « adore » selon sa propriétaire. Elle reçoit aussi un petit morceau de fromage en friandise au cours de la journée.
Cependant, la vétérinaire insiste sur un point crucial: « On a très souvent des rations qui ne sont pas équilibrées ou qui ne sont pas complètes, car les gens ne sont pas informés ou regardent sur internet. » Elle rappelle l’importance de ne pas oublier l’huile et les compléments alimentaires, « vraiment nécessaires ». La grosse différence avec l’industriel tient à ce qu’une ration ménagère se construit pour un animal précis avec ses besoins à lui, tandis qu’une croquette répond à un besoin moyen d’une catégorie d’animal.
Chloé affirme que la préparation des repas de Naya ne demande pas beaucoup plus de temps que prévu: comme elle mange souvent ce que prépare sa propriétaire (poulet, poisson), elle réserve simplement une portion et la congèle en amont. « Finalement, elle mange équilibré comme moi », conclut-elle. Cette pratique reste minoritaire – 8 % des propriétaires de chiens seulement adoptent la ration ménagère, contre 60 % des Français ayant un animal de compagnie au total.
Questions fréquentes
- Quel pourcentage de propriétaires de chats préparent les repas maison de leur animal?
- Selon la Fédération des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux (FACCO), 3 % des propriétaires de chats ont fait ce choix.
- Quelles sont les principales motivations des propriétaires à préparer les repas de leur animal?
- Selon Sophie Augustin, vétérinaire spécialiste en nutrition, les motivations sont variées: une perte de confiance dans la nourriture industrielle, la présence d’une maladie chez l’animal, ou une pratique historique.
- Quel conseil un vétérinaire a-t-il donné à Chloé pour sa chatte Naya?
- Le vétérinaire lui a conseillé de mettre des légumes dans la pâtée de Naya pour augmenter la quantité sans rajouter trop de calories.
- Quel est le taux de propriétaires de chiens qui préparent les repas maison pour leur animal?
- 8 % des propriétaires de chiens ont fait ce choix, selon la FACCO.

