Au Québec, la Fondation hoPi propose une aide financière aux propriétaires de chiens et de chats qui n’arrivent pas à payer des soins vétérinaires jugés essentiels. Présentée par la vétérinaire Claudia Gilbert dans Salut Bonjour, l’organisation dit agir depuis 26 ans pour éviter des euthanasies ou des abandons liés au manque d’argent. Plus de 1000 animaux auraient déjà été soutenus.
Dans une clinique vétérinaire, tout peut se jouer sur un devis. Un traitement recommandé, une chirurgie à planifier, et la même question qui tombe: comment payer? La Fondation hoPi, au Québec, intervient précisément dans ces situations, en prenant en charge une partie des frais quand l’alternative devient l’abandon ou l’euthanasie pour raisons économiques.
Une aide pensée pour des soins indispensables, pas pour le confort
La Fondation hoPi cible les propriétaires à faible revenu familial, sans fixer de seuil chiffré: chaque dossier est étudié au cas par cas. L’aide concerne des soins vétérinaires essentiels, présentés comme nécessaires pour permettre à l’animal de « retrouver une vie normale ».
Les demandes doivent s’appuyer sur des éléments concrets: un vétérinaire doit avoir recommandé les soins et une estimation des frais doit accompagner le dossier. La fondation précise aussi que la demande doit être déposée avant les traitements ou pendant ceux-ci en situation d’urgence, avec des preuves de revenus à l’appui.
Comment l’argent est versé quand le dossier est accepté
Quand la Fondation hoPi accepte d’aider, elle fixe elle-même le montant accordé « selon les besoins ». La somme n’est pas remise au propriétaire: elle est versée directement au vétérinaire en charge des soins.

Le cas de Laëlla, une chienne opérée grâce à une contribution de 1700 $
Claudia Gilbert illustre le rôle de la fondation avec l’histoire de Laëlla, une chienne de six ans adoptée par Natacha. Laëlla devait suivre une formation pour devenir chienne d’assistance psychologique, quand un problème orthopédique apparaît: boiterie marquée et douleur.
Des traitements médicaux sont tentés, avec des résultats décrits comme limités. Une chirurgie devient alors nécessaire. Le montant annoncé pour l’opération dépasse 6000 $, taxes comprises. Natacha sollicite la Fondation hoPi, qui accepte de contribuer à hauteur de 1700 $. Laëlla est opérée et, selon le récit rapporté par Claudia Gilbert, retrouve « une belle qualité de vie ».
Quels types de problèmes peuvent entrer dans les critères
L’exemple de Laëlla n’est pas présenté comme un cas isolé ni limité à l’orthopédie. Claudia Gilbert cite plusieurs situations susceptibles d’être considérées: blocages urinaires chez les chats, fractures, corps étrangers ingérés par les chiens, pierres dans la vessie. La fondation pourrait aussi, dans certains cas, contribuer à des examens nécessaires au diagnostic.
Chaque dossier reste soumis à une évaluation individuelle, et les traitements doivent respecter les critères fixés par l’organisme.

