Choisir un chien quand on a des enfants ne se résume pas à “gentil ou pas gentil”. Selon une reprise française attribuant ses propos au magazine Kotiliesi, Kaisa Gold, dresseuse experte et responsable de département au sein du Suomen Kennelliitto (Kennel Club finlandais), cite trois profils de chiens qu’elle éviterait pour une famille avec enfants. Son point commun: le risque d’accident, entre fragilité, puissance et manque de conscience de la taille.
Au quotidien, la question n’est pas seulement le tempérament du chien, mais ce que les jeux, les promenades et la vie de famille peuvent provoquer sans le vouloir. Kaisa Gold met en garde contre certains gabarits et types de chiens, même réputés doux, parce qu’ils peuvent être difficiles à gérer avec de jeunes enfants.
Quels chiens sont jugés trop fragiles pour des jeux d’enfants?
Kaisa Gold pointe d’abord les races à ossature fine, qu’elle décrit comme souvent vives et turbulentes. Elle cite le Lévrier italien et un toy russe (type Russkiy Toy). Son inquiétude tient à un scénario très concret: un enfant peut blesser le chien accidentellement en jouant, simplement par maladresse ou manque de mesure.
Santevet précise que, dans ce type de cas, des fractures du radius et du cubitus peuvent être observées. Kaisa Gold rappelle aussi qu’aucun chien, quelle que soit sa race, ne vivra bien des turbulences trop violentes.
Si l’idée est d’adopter un petit chien malgré tout, la dresseuse oriente plutôt vers le Chihuahua.
Pourquoi des chiens “très doux” peuvent quand même poser problème?
Kaisa Gold dit déconseiller aux familles d’adopter un Labrador ou un Golden retriever tant que les enfants ne sont pas plus grands, même si ces chiens ont, selon elle, un tempérament très doux et patient avec les jeunes enfants.
Le point de blocage n’est pas le caractère, mais la puissance physique: ces chiens sont décrits comme très musclés, un gabarit qu’un enfant peut avoir du mal à maîtriser. La difficulté se voit surtout dans une situation banale: la promenade en laisse, qui peut devenir compliquée à gérer.

À partir de quel âge, selon elle, viser un chien fort, de chasse ou de berger?
Pour les chiens forts ou de chasse, Kaisa Gold conseille d’attendre que les enfants soient plus âgés. Elle cite le berger allemand comme exemple. Elle explique aussi que ces races demandent beaucoup d’exercice et de stimulation, ce qui peut être difficile à assurer quand on a déjà un jeune enfant à charge.
Elle élargit sa réserve aux races dites géantes: des situations dangereuses peuvent survenir parce que ces chiens n’ont souvent pas conscience de leur taille. Elle évoque des comportements comme le fait de se dresser sur les pattes arrière ou de sauter, avec le risque de renverser un enfant.
Elle met enfin en garde contre certains chiens de troupeaux: un problème peut apparaître si l’animal développe un instinct trop protecteur envers un membre de la famille, au point de devenir agressif. Kaisa Gold cite des chiens de berger comme le Matin des Pyrénées et le Berger du Caucase parmi ceux qu’elle déconseille.
Résultat: avant d’adopter, la question à se poser chez soi est simple: vos enfants peuvent-ils jouer sans brusquer, tenir une laisse, et respecter l’espace du chien au quotidien? Si la réponse est “pas encore”, Kaisa Gold invite à éviter les chiens trop fragiles, trop puissants ou trop grands, et à attendre que les enfants soient plus âgés pour certains profils.

