Le “sans céréales” séduit beaucoup de maîtres de chatons, mais il ne suffit pas à juger une croquette. Un comparatif en ligne met en avant plusieurs références pensées pour la croissance et rappelle les points qui comptent vraiment: protéines, énergie, équilibre calcium/phosphore, taurine, acides gras et transparence des marques.
Dans l’allée des croquettes, l’étiquette “sans céréales” saute aux yeux. Sur le papier, elle rassure. Dans la gamelle d’un chaton, elle ne dit pourtant pas tout: un aliment peut être sans blé ni riz et rester riche en amidon via d’autres ingrédients. Le comparatif, consacré aux croquettes sans céréales pour chaton en 2026, remet l’accent sur la formulation globale.
“Sans céréales” ne veut pas dire “sans glucides”, ni “meilleur”
Le point de départ est simple: le chat est présenté comme un carnivore strict, et un chaton n’a pas les mêmes besoins qu’un adulte. La croissance demande une alimentation complète et suffisamment énergétique, avec des protéines de qualité, des matières grasses, des vitamines, des acides gras essentiels, de la taurine, et un bon équilibre en minéraux comme le calcium et le phosphore.
Le comparatif insiste sur un piège classique: retirer les céréales ne supprime pas automatiquement les glucides. Les céréales peuvent être remplacées par d’autres sources d’amidon, comme les pois, la pomme de terre, la patate douce ou des légumineuses. Une croquette “sans céréales” peut donc rester très chargée en glucides, selon sa recette.
Ce que le comparatif regarde pour départager des croquettes “chaton”
La sélection annoncée privilégie des aliments secs explicitement formulés pour les jeunes chats et présentés comme sans céréales. Pour les comparer, plusieurs critères sont cités: destination du produit (croissance), composition, taux de protéines et de matières grasses, sources animales identifiées, présence d’acides gras, taurine et prébiotiques, informations disponibles sur les minéraux, niveau de transparence du fabricant et prix.
Le prix, précise le comparatif, gagne à être comparé au kilo et, si possible, au coût de la ration quotidienne.

Quatre exemples détaillés dans la sélection 2026
Dans les références mises en avant, Pro Nutrition Pure Life Kitten Sardine est présenté comme un choix axé sur la qualité nutritionnelle. La marque annonce que 88 % des protéines brutes sont d’origine animale, une fabrication en France et 77 % d’ingrédients d’origine France. La recette est indiquée sans céréales et sans gluten, avec huile de poisson (oméga-3, EPA et DHA) et fibres de pommes. Elle est aussi donnée comme adaptée à la croissance, mais également à la fin de gestation et à la lactation. Le comparatif glisse une réserve: le mot “sardine” est dans le nom, mais la qualité se juge sur l’ensemble de la composition, pas sur l’ingrédient mis en avant.
Ultra Premium Direct Chaton est décrit comme une recette “très lisible”, avec des données analytiques fournies: 40 % de protéines, 20 % de matières grasses et 4 100 kcal/kg. La fabrication est donnée comme française. Les taux de minéraux sont indiqués à 1,6 % de calcium et 1,1 % de phosphore. La formule cite aussi huile de saumon, FOS, MOS et une taurine à 2 000 mg/kg, avec des petites croquettes adaptées à la mâchoire d’un jeune animal. Le comparatif souligne que la recette contient aussi des pois, de l’amidon de pomme de terre et du tapioca, illustration concrète du “sans céréales” qui ne rime pas avec “sans glucides”.
Franklin Pet Food Poulet, Saumon, Carotte met en avant une proportion annoncée de 75 % de poulet et de saumon, pour des chatons de 2 à 12 mois ou jusqu’à la stérilisation. La marque communique aussi un taux de 24 % de glucides. La partie animale citée comprend poulet frais, protéines de poulet déshydratées, saumon frais, protéines de saumon déshydratées, huile de saumon et foie de poulet. Le comparatif note plusieurs formats disponibles. Un point de vigilance est ajouté: après une stérilisation, la ration et la recette sont à réévaluer avec un vétérinaire ou le fabricant, sans basculer automatiquement sur une alimentation “adulte”.
ORIJEN Kitten est présenté comme une option “premium” avec une formule que la marque annonce à 90 % d’ingrédients d’origine animale (poulet, dinde, saumon, hareng, maquereau, œufs). La recette est indiquée sans céréales, sans pomme de terre, sans tapioca, avec 40 % de protéines et 20 % de matières grasses. Le comparatif précise que les cinq premiers ingrédients sont d’origine animale et frais ou crus.
Un fil rouge ressort de cette sélection: la proportion d’ingrédients animaux peut guider le choix, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à départager deux produits. Pour un chaton, la mention “croissance” et les informations nutritionnelles disponibles (protéines, matières grasses, minéraux, taurine, sources d’amidon) restent au cœur de la décision.

