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Chat errant abattu en Nouvelle-Zélande après trois ans de traque pour avoir décimé une population de canards rares

Publié le

À retenir

  • Un chat errant surnommé Neuf Vies a été abattu le 30 juillet 2026 en Nouvelle-Zélande après trois ans de traque.
  • L' animal avait décimé les trois quarts d' une population de canards pāteke relâchés sur la péninsule de Purerua.
  • Le félin a été capturé après avoir commis l' erreur de revenir au même endroit d' alimentation pendant trois nuits consécutives.
  • Neuf Vies était devenu une célébrité internationale, notamment avec un documentaire de CNN en début 2026.

Traqué pendant trois ans en Nouvelle-Zélande, un chat errant surnommé Neuf Vies a été capturé et tué le 30 juillet 2026. L’animal était soupçonné d’avoir décimé les trois quarts d’une population de canards indigènes rares, les pāteke, relâchés sur la péninsule de Purerua. Sa mort clôt une chasse acharnée menée par les autorités de conservation face à un prédateur jugé insaisissable.

Jeudi 30 juillet, l’animal a commis l’erreur qui l’a perdu. Pour la première fois en trois ans, Neuf Vies est revenu au même endroit d’alimentation pendant trois nuits consécutives. C’était suffisant. Andrew Mentor, responsable local de la lutte contre les nuisibles, et son équipe l’ont localisé et abattu. “Sans souffrir”, assure Mentor à Radio New Zealand. Une fin brutale pour une bête devenue, malgré elle, une célébrité nationale puis internationale.

Du canard au kiwi: un bilan de prédation catastrophique

Neuf Vies n’était pas un chat sauvage ordinaire. Aperçu pour la première fois dans la péninsule de Purerua en 2023, ce félin errant – un chat domestique retourné à l’état sauvage – a grandi sous les feux de la rampe. La chaîne CNN lui a consacré un documentaire en début 2026, fascinée par sa nature insaisissable et ses exploits prédateurs. Mais cette célébrité médiatique cachait une réalité biologique sombre.

Le félin est soupçonné d’avoir tué, à lui seul, les trois quarts des pāteke relâchés sur la péninsule. Les pāteke sont des sarcelles indigènes à la Nouvelle-Zélande, des canards très rares que les autorités tentaient de réintroduire. Au-delà de ces volatiles, l’animal a aussi laissé derrière lui “une multitude de poussins de kiwi, de geckos indigènes et d’autres espèces locales”, selon The Guardian. Chaque décès documenté renforçait l’urgence de la traque.

Trois ans d’une chasse à l’aiguille dans une botte de foin

Identifier Neuf Vies n’a jamais été difficile: les caméras de surveillance ont détecté sa présence après les premiers cadavres de pāteke découverts. Le capturer, en revanche, s’est avéré un cauchemar logistique. Malgré l’installation de pièges, contrairement à ses congénères harrassés par les mêmes dispositifs, ce félin réapparaissait régulièrement, nuit après nuit, ajoutant des victimes à son compte.

Andrew Mentor le décrit sans détour: “C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.” Les heures d’affût se chiffraient en dizaines, puis en centaines. “Il fallait que les conditions météorologiques, la lune, la lumière et tous ces différents facteurs soient réunis pour qu’il se trouve au bon endroit au bon moment, ce qui est très, très difficile.” L’animal semblait jouer avec ses traqueurs. C’est pourquoi on l’avait surnommé Neuf Vies – une allusion directe à son aptitude quasi légendaire à échapper aux pièges.

Concrètement, l’équipe a dû recourir à des appâts sophistiqués. Saumon frais, poulet frit, lapin: Neuf Vies avait ses préférences carnivores. Et le 30 juillet, ces trois ans d’observation patiente ont porté leurs fruits. L’animal, capturé en cage, n’a pas survécu.

Débat et divergences: chat errant versus compagnon domestique
Débat et divergences: chat errant versus compagnon domestique

Débat et divergences: chat errant versus compagnon domestique

La mort de Neuf Vies a horrifié certains utilisateurs des réseaux sociaux, selon les observations de la correspondante du Guardian en Nouvelle-Zélande. Pour beaucoup, l’abattage d’un animal – même prédateur – suscite de l’empathie ou de la culpabilité. Mais Andrew Mentor trace une ligne claire entre deux catégories: les chats de compagnie et les chats errants.

“Les chats de compagnie sont importants pour de très nombreuses personnes. Ce sont les chats errants que nous visons. Ils n’ont tout simplement pas leur place dans les ngahere [forêts] néo-zélandaises”, explique-t-il à Radio New Zealand. Cette distinction administrative est centrale dans la politique de conservation en Nouvelle-Zélande.

Les chats vivant à l’état sauvage sont estimés à environ 2,5 millions sur l’archipel. Ils représentent une menace majeure pour la faune indigène, notamment les oiseaux endémiques dont la Nouvelle-Zélande regorge. Cette réalité a incité le gouvernement à envisager une éradication d’ici à 2050 – un objectif qui suscite des débats passionnés au sein de la société néo-zélandaise. Reste un détail: seuls les chats errants sont visés, pas les animaux de compagnie. Une distinction que beaucoup jugent insoutenable sur le terrain, tant les différences biologiques entre un félin domestique et un félin sauvage s’estompent après quelques générations.

Symptôme d’un problème systémique

Neuf Vies incarne une réalité écologique bien documentée: les chats errants, libérés ou échappés, deviennent rapidement des super-prédateurs. Sans régulation naturelle dans un écosystème qui ne les a jamais connus, ils déciment les espèces locales vulnérables. La Nouvelle-Zélande, isolée géographiquement pendant millions d’années, abrite des oiseaux sans défenses naturelles face aux mammifères carnivores terrestres. L’introduction du chat domestique – volontaire ou accidentelle – a transformé les équilibres existants.

La mort d’un félin en juillet 2026 n’est donc pas qu’une anecdote locale. Elle illustre un conflit plus vaste: la coexistence entre la faune domestiquée importée par l’humanité et la biodiversité fragile des zones fragiles. Neuf Vies, par sa notoriété médiatique et son bilan de prédation, a incarné ce conflit de façon singulière. Son abattage est peut-être un succès tactique pour les autorités de conservation, mais il soulève des questions plus larges sur le statut des chats errants dans les écosystèmes vulnérables à travers le monde.

Questions fréquentes

Pourquoi ce chat a-t-il été abattu en Nouvelle-Zélande?
Le chat errant, surnommé Neuf Vies, a décimé les trois quarts d’une population de canards indigènes rares appelés pāteke, relâchés sur la péninsule de Purerua. Les autorités de conservation ont décidé de l’abattre après trois ans de traque infructueuse.
Comment les autorités ont-elles finalement capturé le chat?
Le 30 juillet 2026, Neuf Vies a commis une erreur en revenant au même endroit d’alimentation pendant trois nuits consécutives. Andrew Mentor et son équipe ont pu le localiser et l’abattre à ce moment.
Depuis quand ce chat était-il recherché?
Neuf Vies a été aperçu pour la première fois dans la péninsule de Purerua en 2023, ce qui signifie qu’il a été traqué pendant environ trois ans avant sa capture.
Qu' est-ce qu' un pāteke?
Le pāteke est une sarcelle indigène de Nouvelle-Zélande, considérée comme rare. Des populations ont été relâchées sur la péninsule de Purerua dans le cadre d’un programme de conservation.

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