À retenir
- Séverine Duriez ouvre la Tani' Air, première garderie canine à Niort, en Deux-Sèvres, en septembre 2026.
- Seulement 20 garderies canines existent en France, aucune ne dessert actuellement la Deux-Sèvres.
- Aucune structure canine comparable n' existe en Deux-Sèvres, les propriétaires doivent se tourner vers la Vendée ou la Vienne.
- Séverine Duriez, 45 ans, réalise une reconversion professionnelle basée sur son expérience animalière depuis l' enfance.
Séverine Duriez, 45 ans, ouvre en septembre 2026 la Tani’Air, une garderie canine à Niort, en Deux-Sèvres. Un projet rare en France: seules une vingtaine de garderies canines existent sur le territoire, et aucune ne dessert actuellement ce département. La structure a été conçue avec des mesures strictes de sécurité et de bien-être animal.
Un projet de reconversion professionnelle débouche rarement sur une offre aussi spécialisée. Pourtant, c’est exactement ce que réalise Séverine Duriez en créant la Tani’Air: une garderie entièrement dédiée aux chiens dans la région de Niort. Son expérience avec les animaux, qui remonte à l’enfance, a forgé une conviction: les chiens méritent un espace pensé pour leur bien-être, et le marché niortais le réclame.
Un marché quasi vierge en Deux-Sèvres
La décision de Séverine Duriez s’appuie sur un constat simple mais révélateur. Aucune garderie canine n’existe actuellement en Deux-Sèvres. Les propriétaires du département doivent se tourner vers la Vendée ou la Vienne pour trouver un tel service – une solution peu pratique géographiquement. Cette rareté n’est pas anodine: seules environ 20 garderies canines fonctionnent en France, selon les déclarations de la créatrice. Un chiffre qui souligne à quel point ce type de structure demeure confidentiel en comparaison d’autres services animaliers.
Cependant, le contexte régional peut jouer en faveur du projet. Séverine Duriez note que le modèle « fonctionne super-bien dans les autres départements ». Cette affirmation suggère que les régions dotées de garderies canines enregistrent une fréquentation stable, voire croissante. Pour le Deux-Sèvres, cela signifie potentiellement une demande latente, une clientèle qui n’a simplement pas accès à ce service faute d’offre.
Un aménagement pensé pour la sécurité et le bien-être
Le terrain retenu n’a pas été choisi au hasard. Séverine Duriez a établi une liste de critères précis, tous orientés vers le confort des chiens et la praticité pour les propriétaires. Il fallait d’abord de l’ombre – un détail crucial pour éviter la surchauffe, surtout en période estivale. Le terrain devait aussi être « visible depuis la route » pour que les propriétaires le repèrent facilement, et enfin « pratique d’accès » pour les arrivées et départs.
Mais l’aménagement ne s’arrête pas aux conditions climatiques. La sécurité physique a reçu une attention particulière. Des grillages mesurant jusqu’à deux mètres encerclent l’établissement – une hauteur suffisante pour contenir même les chiens les plus athlétiques et empêcher les fugues. À l’entrée, un sas a été installé pour renforcer la sécurité. Ce dispositif à double accès fonctionne comme un tampon: le premier portail se ferme avant que le second ne s’ouvre, éliminant tout risque d’échappée entre les deux ouvertures. C’est une précaution standard en élevage ou dans les structures de confinement d’animaux.
Ces mesures reflètent une philosophie: la garderie n’est pas une simple cour où laisser les chiens courir. C’est un environnement contrôlé, où chaque élément architecturel sert le bien-être de l’animal et la tranquillité d’esprit du propriétaire.

Un leitmotiv: le bien-être animal au cœur du projet
Séverine Duriez elle-même résume sa démarche: le bien-être animal est son « leitmotiv ». Cette priorité apparaît à plusieurs niveaux. D’abord, dans le profil fondateur: une femme qui cohabite avec des chiens depuis l’enfance, qui a construit un « lien indéfectible » avec l’espèce. Ce n’est pas un projet purement commercial lancé par un entrepreneur extérieur au monde canin, mais par quelqu’un qui parle la langue des chiens.
Ensuite, elle se traduit dans les choix matériels: l’ombre pour éviter le stress thermique, les clôtures hautes pour maintenir l’intégrité territoriale, le sas pour prévenir les accidents. Chaque décision semble orientée par une question: « Qu’est-ce qui rend l’expérience plus confortable et plus sûre pour l’animal? »
Ce positionnement sur le bien-être peut aussi être un atout commercial. Dans un contexte où les propriétaires deviennent progressivement plus attentifs à la qualité de vie de leurs compagnons – alimentation, activité, interactions sociales – une garderie qui affiche cette préoccupation en première ligne peut se démarquer des simples garde-chiennes basées sur le stockage.
Un lancement en septembre 2026: les premiers clients à l’horizon
L’ouverture officielle de la Tani’Air est prévue pour septembre 2026. Ce calendrier est stratégique: il permet à Séverine Duriez de finaliser les aménagements et de commencer à communiquer auprès des propriétaires avant la fin de l’été, quand beaucoup d’entre eux pensent déjà à leurs besoins de garde pour l’automne et l’hiver.
La créatrice elle-même nourrit des attentes nuancées: « Je croise les doigts pour que ça le fasse aussi » – une formule prudente qui traduit la conscience du pari. Ouvrir une garderie canine en 2026 en France, c’est parier sur un marché qui existe à peine, sans historique de réussite ou d’échec local. Mais c’est aussi saisir une opportunité: les vingt autres garderies canines du pays occupent des régions différentes, et la Deux-Sèvres en était dépourvue.
Pour les propriétaires de la région, l’enjeu est concret: disposer enfin d’une solution locale pour faire garder leur chien, autre que la pension chez un particulier ou le chenil d’éleveur. Pour Séverine Duriez, c’est la concrétisation d’une reconversion réfléchie, bâtie sur la connaissance intime d’une espèce et sur une compréhension claire de ce que cela signifie de prendre soin d’un animal.
Questions fréquentes
- Qu' est-ce que la Tani' Air?
- La Tani’Air est une garderie canine qui ouvrira en septembre 2026 à Niort, en Deux-Sèvres. Elle sera entièrement dédiée aux chiens et aura été conçue selon des mesures strictes de sécurité et de bien-être animal.
- Pourquoi une garderie canine à Niort est-elle rare en France?
- Seules une vingtaine de garderies canines existent en France et aucune ne dessert actuellement la Deux-Sèvres. Les propriétaires de chiens du département devaient jusqu’à présent se tourner vers la Vendée ou la Vienne pour accéder à ce service.
- Qui crée cette garderie canine?
- Séverine Duriez, une femme de 45 ans, est à l’origine du projet. Son expérience avec les animaux remonte à l’enfance et a motivé cette reconversion professionnelle.
- Quand la Tani' Air sera-t-elle opérationnelle?
- La garderie canine ouvrira ses portes en septembre 2026.

