Un chat qui s’installe sur un pull abandonné plutôt que sur son coussin neuf obéit à deux mécanismes distincts : la reconnaissance olfactive de son propriétaire et un attachement affectif documenté scientifiquement. Une étude publiée en 2025 dans PLOS One et des travaux de 2019 publiés dans Current Biology éclairent ce comportement.
Le vêtement porté accumule les molécules odorantes issues de la peau, de la transpiration et des soins corporels. Pour le chat, dont l’odorat est l’un des principaux outils de lecture de l’environnement, ce concentré constitue une signature précise. L’étude parue dans PLOS One en 2025 a testé la réaction de chats exposés alternativement à l’odeur de leur propriétaire et à celle d’un inconnu : les animaux inspectaient plus longuement l’odeur inconnue que la familière, ce qui indique que la signature olfactive du propriétaire est déjà pleinement intégrée. S’installer sur le vêtement revient donc à s’entourer d’un environnement olfactif connu – un repère stable que la source qualifie de facteur d’apaisement pour une espèce sensible à la continuité des signaux.
L’attachement : ce que les chats partagent avec les jeunes enfants
Le comportement ne s’explique pas seulement par le confort olfactif. En 2019, une équipe de l’Université d’État de l’Oregon a montré dans Current Biology que la majorité des chats domestiques développent avec leur humain une relation d’attachement dont les mécanismes sont comparables à ceux observés chez le jeune enfant. Ce résultat nuance l’image longtemps répandue d’un chat totalement indépendant. Dormir sur un vêtement du propriétaire s’inscrirait dans cette relation – mais la source ne précise pas le lien de causalité direct entre les deux phénomènes.

