Une étude exploratoire publiée le 16 Octobre 2026 dans Frontiers in Animal Science observe que les chats nourris avec une alimentation végétalienne sont moins souvent classés comme étant en surpoids que ceux nourris avec des aliments à base de viande. L’analyse porte sur 1 305 chats suivis au moins un an, mais les auteurs insistent sur de fortes limites méthodologiques.
Un chat végétalien a-t-il moins de risques d’être en surpoids? Une équipe de chercheurs rapporte une association dans ce sens, tout en rappelant que ses résultats ne permettent pas de conclure à un effet direct du régime.
Ce que l’étude a mesuré, et sur quels chats
L’étude, menée par Andrew Knight, Alexander Bauer et Jenny L. Mace, s’appuie sur un échantillon de 1 305 chats qui recevaient le même régime alimentaire depuis au moins un an. Dans ce groupe, 1 178 chats étaient nourris avec une alimentation conventionnelle à base de viande, contre 127 avec une alimentation végétalienne.
Les chercheurs ont travaillé à partir d’évaluations vétérinaires du poids corporel et d’informations sur divers problèmes de santé liés au poids, telles qu’elles étaient rapportées dans les données collectées.
Moins de chats classés obèses dans le groupe végétalien, mais sans preuve de causalité
L’analyse indique que les chats nourris avec un régime végétalien présentaient un risque plus faible d’être considérés comme étant en surpoids. Dans une première lecture des données, sans ajustement, ce risque ressortait inférieur de 24 %.
Après prise en compte de plusieurs facteurs susceptibles d’influencer le poids – l’âge, le sexe, la stérilisation, l’activité physique et les habitudes alimentaires – l’écart atteignait 34 %.
Point clé: les auteurs précisent que ces écarts ne sont pas statistiquement significatifs. Ils soulignent aussi que l’étude ne démontre pas qu’un régime végétalien réduit, à lui seul, le risque de surpoids.

Pourquoi les auteurs demandent de la prudence
Le groupe de chats nourris végétalien étant relativement petit, la marge d’incertitude est jugée importante. Les chercheurs notent aussi qu’aucun cas des troubles liés au poids examinés, dont l’arthrite et d’autres problèmes de mobilité, n’a été rapporté dans le groupe végétalien, mais que les effectifs ne permettent pas des comparaisons solides sur ce point.
L’étude repose sur un sondage en ligne et sur des données fournies par les propriétaires, incluant des informations issues d’examens vétérinaires. Autre limite: la composition et la valeur nutritionnelle des aliments utilisés n’ont pas fait l’objet d’une analyse indépendante.
Les auteurs présentent donc leurs résultats comme exploratoires et appellent à des recherches supplémentaires, sur des groupes plus importants et avec des mesures de santé plus objectives.

